3 Enseignements du Cœur Vert de l'Amazonie


03 Jul

Le contient sud-américain a pour centre d’attraction la Grande Forêt Amazonienne.

Étalée sur plusieurs pays, elle est un organisme vivant à part entière, qui ne prend pas garde aux frontières administratives, issues de centaines d’années de conflits humains.

Et voilà déjà un premier enseignement : l’objet du Vivant est de s’affranchir des limites imposées par des années d’habitudes, accumulées de générations en générations, et de lignées en lignées.                         

Comment le faire pour que cette intention soit durable et respectueuse ? L’exemple de la forêt est accessible, sous nos yeux : transcender les opposés pour les faire devenir complémentaires (penser collaboration à la place de compétition), et transformer les déchets (les excuses et les mauvaises habitudes) en ressources et point de départ de l’amélioration. Donc l’inverse de la politique de la terre brûlée, méthode autant nocive pour nos modes de pensées que pour l’équilibre des écosystèmes.


De cela découle le second enseignement de cette précieuse forêt d’Amazonie : le Vivant a besoin de diversité pour durer. Son contraire, la mono-culture, n’a pas d’autres issues que la mono-vie, l’entre-soi, le vase clôt, la fermeture, des leurres portant l’illusion de la sécurité. Cette approche est condamnée par avance, sans autre finalité que l’asphyxie.

Ne pas confondre écosystème, dans lequel les différents concertos s’accordent pour devenir de grandes symphonies, et écho-système, dans lequel notre seule voix et notre seul avis reviennent inlassablement à nous, pour nous donner une illusion de vérité.


Et pour sortir de cette illusion, la Mère Amazonie a osé se mettre en mouvement. Osé accueillir l’abondance de la pluie en oubliant la peur de la noyade ; osé laissé faire le travail sous-terrain de l’humus, même si elle ne pouvait le contrôler ; osé se transformer pour laisser la place à l’infiniment petit comme à l’infiniment grand, et voir l’Animal et le Végétal collaborer en son sein ; osé faire confiance lorsque que le changement devient concret, et que sa canopée devint petit à petit la résidence permanente d’une multitude de formes de vie ; osé lâcher-prise quand la tempête souffle trop fort, et se dire que c’est finalement l’occasion de tester la profondeur de ses racines.

Ce troisième enseignement montre aussi que le mouvement est intérieur et extérieur, que ce qui se passe à l’extérieur est le miroir de ce qui se passe à l’intérieur.


Bien d’autres sagesses sont accessibles, observables par tous, sous toutes les latitudes, tout autour de nous.     Pour y accéder, ralentissez le pas, prenez le temps de vous poser, dans un jardin, un square ou un parc, même 5 minutes. Alors au bout de quelques instants, à votre rythme, vous vous rendrez compte que vous faites partis d’un tout, que vous êtes aussi un point de départ du Vivant, et que cette clairvoyance est accessible en vous.                                                                                              

Alors, vous aurez le choix de vous mettre en mouvement, pour être vraiment vous, pour vivre l’expérience de votre propre écologie, à l’écoute de vos besoins, dans le respect de votre environnement immédiat.

 Mais face à cela, quelle sera votre intention ?


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